Contrôle d’identité dans les Aéroports : les impératifs économiques et sécuritaires

Gagner du temps sur la gestion des passeports : une question de revenus

L’ensemble des aéroports internationaux a intégré la montée en puissance des contraintes sécuritaires ces dix dernières années, néanmoins ils ont aussi un impératif commerciaux et ont pour objectif de faire dépenser les voyageurs une fois qu’ils ont enfin réussi toutes les recherches et contrôles nécessaires.

Toutes les études sur les passagers convergent sur un point: la courbe de contrainte est très élevée à l’arrivée dans le terminal, puis plonge une fois les formalités terminées. En d’autres termes, le panier moyen sera directement proportionnel au temps restant disponible avant l’embarquement.

C’est maintenant un fait bien connu des gestionnaires d’aéroports qui tirent plus de 50% de leur chiffre d’affaires de l’activité «non aéronautique», de plus un bon accueil et du temps passé aux magasins ‘duty free’ fait dorénavant partie de l’expérience de voyage.

A temps d’embarquement ou de transit constant, la seule solution pour gagner du temps avant l’embarquement est donc de limiter celui passé dans la procédure de contrôle.

Optimiser le trafic de passagers en réduisant les temps de passage aux frontières

Une fois que l’on a acquis la certitude que le point d’amélioration se situe au niveau du contrôle et que les contraintes et étapes du celui ci vont plutôt en augmentant, reste à explorer les solutions d’automatisation. La première solution et la plus répandue pour se substituer au contrôle complètement humain est la mise en place de  portes de contrôle  biométriques qui se base sur l’empreinte du passager et  ne s’ouvre que si les doigts du passager correspondent aux empreintes digitales stockées dans la puce du passeport. Bien sûr en parallèle le passeport est contrôlé pour vérifier les droits du passager. Le défaut principal est l’obligation de détenir un passeport biométrique et le temps de contrôle des empreintes (choix du doigt, vérifications…). Ce défaut sera bientôt levé car les documents biométriques deviennent la norme pour les passeports.

L’étape suivante de la biométrie : la reconnaissance faciale

La prise d’empreinte et sa vérification restant une source de perte de temps l’ensemble des équipementiers en sécurité et leur clients se tournent désormais vers la reconnaissance faciale. En effet la majorité des documents biométriques en circulation contiennent une photo du détenteur. Une caméra suffit alors, couplée à des logiciels de reconnaissance faciale ils permettent de valider l’identité du passager, si la reconnaissance n’atteint pas un score suffisant,  une vérification par les empreintes reste possible, voire, en dernier recours, l’intervention d’un agent.

Néanmoins, si la technologie commence à être mature, il faut faire évoluer les réglementations européennes et nationales pour valider le processus car, pour le moment, la réglementation française ne reconnaît que les empreintes digitales.